Unir nos forces pour mieux intervenir

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Prise en charge des troubles ophtalmiques en pharmacie

Nous avons le plaisir de mettre à votre disposition des fiches sur la prise en charge des troubles ophtalmiques en pharmacie, réalisées par Léa Turgeon-Mallette, étudiante de quatrième année au PharmD sous la supervision de Nirvishi Jawaheer, pharmacienne.

 

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La chronique du président - Classification des médicaments et leur utilisation en vente libre

Écoutez la chronique santé de notre président Nicolas Bergeron.  Aujourd'hui, il nous parle de comment les médicaments sont classifiés et du code médicament pour les médicaments en vente libre (MVL)  !  

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La chronique du président - Les urgences

Écoutez la chronique du président, Nicolas Bergeron. Cette semaine, il nous parle des urgences dans les hôpitaux. 

Cliquez sur le lien suivant : 

 

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La chronique du président - La cessation tabagique

Cliquez sur la chronique santé du président. Elle porte sur la cessation tabagique et des différents traitments antitabagiques. 

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Les pharmaciens peuvent aider à désengorger les salles d’urgence

Avec l’entrée en vigueur de la loi 41, le 20 juin 2015, les pharmaciens du Québec peuvent maintenant poser sept actes qui étaient auparavant réservés aux médecins.

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La chronique du président - La vitamine D

Voici la chronique du président. Elle porte sur les suppléments de vitamine D et les avantages qui y sont associés. Cliquez sur le lien suivant pour y accéder : 

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La chronique du président - La dépression saisonnière

Écoutez la chronique du président sur la dépression saisonnière. Cliquez sur le lien suivant : 

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La chronique du président - Le zona

Écoutez la chronique du président. On y démystéfie le zona, ainsi que l'utilité du vaccin Zostavax® II. 

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La chronique du président - La santé mentale

Écoutez la nouvelle chronique du président, Nicolas bergeron. On y décortique certains troubles mentaux, dont la schizophrénie et d'autres troubles de personnalité. 

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Votre pharmacien de quartier dérange

Peut-on penser que la mise à mal du pharmacien de quartier au profit de méga usines à distribuer des pilules ou de pharmacies postales parachèverait la destruction de la première ligne?

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La chronique du président - Le TDAH

Écoutez la chronique santé de notre président. Aujourd'hui, il nous parle du trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cliquez sur le lien suivant : 

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Faut-il «magasiner» ses médicaments?

Dans bien des industries, les petites économies irréfléchies et à court terme se font souvent au détriment de la population en général et au profit d'une poignée de milliardaires.

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La chronique santé du président - l'otite du baigneur

La chronique santé du président Nicolas Bergeron. Cette semaine il nous parle de l'otite du baigneur! Suivez le lien suivant:

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Chronique du président - Chasse moustique

Écoutez la chronique santé de notre président Nicolas Bergeron.  Aujourd'hui il nous parle du chasse moustique!  Cliquez sur le lien suivant:

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Code QR de la FPQ

Vous pouvez mainenant accéder au site internet de la FPQ en utilisant le code QR personnalisé suivant:

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La FPQ participe à une activité du club Rotary du Vieux Montréal.

La FPQ était présente à une activité du club Rotary du vieux Montréal qui se déroulait au Westin. Sur la photo de gauche à droite, Nirvishi Jawaheer VP de la FPQ, Dr Gaetan Barrette Ministre de la Santé du Québec et Michel Wong Kee Song de l'Agence de la Santé du Vieux Montréal.

Très bonne ouverture de la part du Ministre de la Santé pour collaborer avec le Fédération des Pharmaciens du Québec et une rencontre officielle sera prévue prochainement entre le Ministre et les dirigeants de la FPQ.

 

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Un des partenaires de la FPQ - Croix de Pharmacie Lumineuse

Visitez le site d'un de nos partenaires - Améliorez la visibilité et l'image de votre pharmacie!

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Surdiagnostic de l’hypertension: trop de médecins utilisent des mesures manuelles de la pression artérielle

Surdiagnostic de l’hypertension: trop de médecins utilisent des mesures manuelles de la pression artérielle

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Médicaments: trois grandes tendances pour les régimes privés d’assurance collective

 

Médicaments: trois grandes tendances pour les régimes privés d’assurance collective Suivez le lien suivant pour consulter cet excellent article!

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Nicolas Bergeron - Portrait d'un pharmacien d'action!

Nicolas Bergeron - Président de la FPQ -Portrait d'un pharmacien d'action!

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Québec renonce à un pactole de 284 millions

Québec renonce à un pactole de 284 millions.

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Entente MSSS - Pharmaciens Propriétaires du Québec

Entente intervenue entre le MSSS et les Pharmaciens Propriétaires du Québec

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Petite mise au point monsieur le ministre!

Un petit correctif s'impose monsieur le ministre sur la situation des stages en pharmacie!

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Nirvishi Jawaheer VP à la FPQ - Bilan sur les stages en pharmacie

Nirvishi Jawaheer Vice-Présidente à la FPQ nous dresse un bilan de la situation des stages en pharmacie! Suivez-le lien suivant pour l'entrevue radiophonique accordée à la CBC!

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Points forts du sondage de la FPQ sur les stages en pharmacie

Voici les points forts du sondage de la FPQ sur la situation des stages en Pharmacie.

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ADMINISTRER UN MÉDICAMENT AUX FINS DE DÉMONSTRATION

-Votre pharmacien peut maintenant vous administrer un médicament aux fins de démonstration.

-Il peut donc vous administrer votre première dose d’insuline si vous êtes diabétique

-Pour en savoir plus, liesez l'article au lien suivant:

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Pénurie de bacs pour les seringues souillées dans des pharmacies

-Énormes lacunes dans le programme

-Problèmes d'approvisionnement  

-Le gouvernement ignore cette problématique  

Pour en en savoir plus, lisez cet article en cliquant sur le lien suivant:

 

 

 

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Diplomation des étudiants en pharmacie menacée!

-Diplomation de 200 étudiants en pharmacie menacée
-Seulement 25% des stages attribués actuellement
-''Ce n'est jamais la faute du ministre du Gaetan Barrette" 

 
Pour en savoir plus, lisez cet article de Ariane Lacoursière au lien suivant:

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Privatisation des soins de santé au Québec?

Le privé a gagné une part iportante dans les soins de santé au Québec devient que le Dr Barrette agit comme ministre de la santé, qu'est-ce que vous en pensez?

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Comment sauver des millards - 3e texte dune série de 3

La FPQ lance sa grande étude sur les consultations de santé en pharmacie!

L’idée de cette étude découle d’une analyse des données publiques qui sont assez surprenantes lorsqu’elles sont mises en commun :  

  • Quand on sait que près du 2/3 des consultations annuel-les (62%) dans les urgences des hôpitaux au Québec (de niveau de priorité P4 et P5) pourraient être en bonne partie réglables par une seule consultation santé d’un pharmacien d’officine;
  • Quand on sait que les raisons de consultations suivantes sont de niveau P4 ou P5 : une brûlure mineure, un rhume, une fièvre, un épisode de constipation ou de diarrhée, une otite externe une toux un mal de gorge, un mal de tête non migraineux ou un mal de dos de léger à modéré;
  • Quand on apprend qu’environ 370 000 personnes par année quittent les salles d’urgences des hôpitaux après être passés au triage de l’infirmière mais avant de voir un médecin et ce, en bonne partie à cause du temps d’attente;
  • Quand on sait qu’il en coûte environ 200$ pour le seul triage fait par l’infirmière;
  • Quand on connaît le coût élevé unitaire des consulta-tions en hôpital pour urgences mineures (coût du triage par l’infirmière – 197$ – qui est à additionné au coût du passage devant le médecin);
  • Quand on réalise qu’en transférant des salles d’urgence vers les pharmacies d’officine l’équivalent de 2 consulta-tions journalières toute l’année durant,  les pharmaciens québécois feraient économiser environ 1 milliard par année en consultations. Par contre, ceci ne tient aucune-ment compte des salaires des médecins dans les salles d’urgence (qui seraient à rajouter en surplus à ce milliard) car le but ici de l’Étude-FPQ n’est nullement d’élaborer sur les salaires des médecins. 
  • Quand on pense aux consultations de niveau 4 et niveau 5 se présentant au quotidien EN PLUS... dans les cliniques sans  rendez-vous ... et qui seraient probable-ment traitables en officine par à une  simple consultation d'un pharmacien...

Et bien, on arrive à en tirer des conclusions potentielles qui demandent à être démontrées plus concrètement; d’où l’utilité de cette étude en cours.

 

Cette étude cherche à prouver la conclusion suivante : par le nombre des consultations santé prodiguées à leurs patients, les pharmaciens québécois  rendent déjà les soins de santé plus accessibles, plus rapides, plus présents sur l’ensemble du territoire ainsi que les rendent moins onéreux pour tous.  Donc, pour une meilleure accessibilité et pour minimiser les coûts du système de santé, est-il logique de croire que les pharmaciens du Québec seraient en mesure d’effectuer un surplus d’au minimum 2 consultations santé par jour? 

En conclusion,un autre point de réflexion intéressant est qu’en désengorgeant encore davantage le système de santé, les pharmaciens diminueraient aussi le temps d'attente pour le prise de rendez-vous chez votre médecin.

 
   

 

Votre pharmacien désire attirer votre attention sur un sujet connexe :

Les rendez-vous médicaux

 Selon des données rendues publiques par l'Institut Fraser, lors de certaines journées dans les bureaux de médecins, il y a jusqu'à 40% d'absence des patients, ce qui est un vrai fléau! En effet, si cette tendance désastreuse continue de prendre de l'ampleur, on en viendra à attendre 2 fois plus de temps que nécessaire au Québec pour pouvoir rencontrer un médecin spécialiste ou autre. Nous trouvons cette réalité déplorable et par conséquent, nous recomman-dons qu'individuellement, nous tous dans la population agissions ensemble pour réussir à inverser cette tendance, qui est encore trop peu connue du public. En effet, la chose pourrait se faire simplement en prenant bien soin d'inscrire dans un calendrier-santé spécifique pour chaque membre d’une famille, tous les rendez-vous de médecin, dentiste, CLSC, hôpital, physio, chiro, etc.

En bref, en développant une meilleure gestion des rendez-vous santé dans notre société, il sera davantage possible d’écourter le temps d’attente ainsi que d’améliorer l’accessibilité pour tous pour nos rendez-vous médicaux.

 

Nicolas Bergeron

Président de la FPQ

 

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La FPQ réagit à la situation des stages en pharmacie!

La FPQ réagit à la situation des stages en pharmacie !

Il est maintenant le temps pour la Fédération des Pharmaciens du Québec d'énoncer plus fortement sa position PRO-étudiante.

En effet, la FPQ est la seule association de pharmaciens où l'on retrouve d'emblée des étudiants en pharmacie ainsi que des pharmaciens de tous les milieux de pratique exerçant déjà la profession.

La FPQ a toujours tendu la main aux étudiants car ils sont carrément notre espoir pour le futur. La profession de pharmacien en est rendue à traverser un carrefour historique en ce qui a trait concrètement à son évolution. À la FPQ, nous croyons fermement à l'implication aussi des étudiants pour influencer positivement l'avenir de notre si belle profession de pharmacien. Les étudiants ont, depuis la création de la Fédération, une voix publique et professionnelle qui peut porter encore plus loin leurs idéaux et leur volonté d'être de vrais moteurs de changements visant l'amélioration de la pratique ainsi que du système de santé québécois dans le but que toujours et toujours plus, la population en soit la très grande gagnante!

Pour résumer, la FPQ demande à tous les pharmaciens et surtout à tous ses membres de bien vouloir réévaluer leur possibilité d'accueillir un ou des étudiants en stage et ce, dès que possible. SVP, au nom de la profession, contacter les universités pour les en informer et prendre action pour recevoir notre relève à tous.

 

Nirvishi Jawaheer, secrétaire et Vice-présidente de la FPQ

Nicolas Bergeron, président de la FPQ

«La situation des stages en pharmacie est de plus en plus inquiétante pour les étudiant(e)s. Étant donné que ces stages représentent le quart de notre cursus universitaire, il va sans dire qu'il faut rapidement trouver des solutions afin de sortir de cette crise et ainsi éviter d'accumuler un retard encore plus important pour la diplomation des cohortes futures. Je salue l'initiative de la FPQ et j'espère que la rencontre prochaine du 27 mars permettra la mise en place de solutions concrètes afin de réintégrer les étudiant(e)s dans les pharmacies du Québec tout en assurant un milieu de travail correspondant à ce que nous apprenons sur les bancs d'écoles » affirme Nicolas St-Onge, Président de l'AÉPUM.

 

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Les étudiants en pharmacie manifestent

MONTRÉAL, le 19 mars 2017 /CNW Telbec/ - Plus de deux cents étudiantes et étudiants ont marché ce matin jusqu'aux bureaux de la Régie de l'assurance maladie du Québec pour demander au ministre de la Santé et à la ministre de l'Enseignement supérieur ainsi qu'aux représentants des associations de pharmaciens en milieu communautaire de négocier pour résoudre leurs différends qui limitent l'accès aux stages et donc la poursuite de la formation des futurs pharmaciens.

Rappelons que le désaccord actuel entre le ministère de la Santé et les pharmaciens en milieu communautaire a provoqué un désengagement de ses superviseurs vivant dans l'incertitude. Ce désengagement, s'il perdure, retardera la diplomation de futurs professionnels. Les associations participantes à la manifestation demandent aux divers intervenants d'intensifier leurs négociations afin de résoudre ce contentieux mettant en péril la formation des futurs pharmaciens. Les associations demandent aux intervenants, qui doivent se rencontrer le 27 mars prochain, d'arriver à la table de négociation avec de véritables solutions à la crise actuelle : « L'accès à nos milieux de stages dans les pharmacies de quartier est présentement interrompu. Nous demandons au ministre de la Santé et à la ministre de l'Enseignement supérieur d'assurer une négociation de bonne foi avec les acteurs de l'industrie de la pharmacie communautaire le 27 mars prochain. Cette crise doit être résolue rapidement." a déclaré Raphaël Gagnon-Paradis, président de l'Association Générale des Étudiants en Pharmacie (AGEP, Université Laval).

Finalement, les associations rappellent que si la crise persiste, ce n'est pas seulement la formation des futurs pharmaciens qui risque d'en souffrir, mais aussi la population. « Nous voulons que les différentes organisations présentes autour de la table, dont l'Association professionnelle des pharmaciens salariés du Québec, s'engagent à détenir un véritable mandat de négociation. Les étudiantes et étudiants en pharmacie du Québec veulent terminer leur formation pour répondre aux besoins criants de la population sur le terrain. Nous voulons continuer de pouvoir offrir les 350 000 heures bénévoles de soins que nous dispensons chaque année dans le réseau. La rencontre du 27 mars est une opportunité qui ne se représentera pas! » a renchéri Nicolas St-Onge, président de l'Association des étudiants en pharmacie de l'Université de Montréal (AÉPUM).

Les deux associations sont appuyées dans leur démarche politique par l'Union étudiante du Québec (UEQ).

 

SOURCE Union étudiante du Québec  

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Mot du président de la FPQ - Frais accessoires!

Pour les piluliers, de prime abord nous avons l'impression que le gouvernement a changé son fusil d'épaule: peut-être est-ce à cause de l'avis de différent qu'il a reçu de la part de l'AQPP? Bravo à l'AQPP de bien mener les différents dossiers qui nous concernent tous. De plus, ici nous faisons que partager le tableau et aller de quelques analyses NON officielles; les vrais impacts eux nous serons transmis via l'AQPP.
De plus, cette sortie "officielle" de la RAMQ sur les frais accessoires non permis en pharmacie, ouvre du coup la porte à notre association à pouvoir statuer officiellement sur ce que l'on peut charger en pharmacie comme un frais administratif ou comme un autre frais.
D'un côté, c'est dommage pour les tests faits via Coaguchek... mais ce qui nous intéresse surtout comme pharmacien, je crois, c'est l'ajustement et le suivi. D'un autre côté, il nous est possible via les actes de la Loi 41 de recevoir la directive des medecins traitants de nos patients que l'on soit LE professionnel responsable du suivi et de l'ajustement de l'anticoagulothérapie. Donc, nos patients pourront se faire tester ailleurs et pourront être suivis et ajustés par nous.
Pour ce qui est exclus de la facturation aussi, il est sujet de l'infirmière (employée DE la pharmacie) pour qui la facturation aux patients sera interdite pour les PRISES de sang ou d'échantillons faits sur les patients. De prime abord, il semblerait encore permis de facturer au client pour une injection d'un médicament comme le Depo-Provera par exemple...
En bref, nous sommes déjà à interpréter le tableau (portion du pharmacien à la 3e page) et à se questionner et à questionner pour notre bien à tous les gens responsables de ce dossier.
Ceci est un dossier très chaud à suivre mais encore une fois, BRAVO à l'AQPP !!!
Nicolas Bergeron
Président de la FPQ

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Les frais accessoires - Les fausses bonnes nouvelles

L’abolition des frais accessoires devait être une bonne nouvelle. Des frais pour des services faisant partie de consultations couvertes par le régime de santé, c’est difficile à approuver. C’est d’autant plus irritant quand ces frais sont totalement disproportionnés par rapport au matériel en question et que le patient n’a pas vraiment d’alternative au publique pour se faire soigner. Comme une bonne partie de la population, j’avais donc hâte que de telles pratiques soient freinées.
J’ai déchanté en lisant les nouvelles réglementations sur les frais accessoires…
L’abolition des frais accessoires a été habilement emballée dans un ensemble de mesures qui me laissent perplexe. Analysons l’exemple du cas des prélèvements sanguins en pharmacie.
Les délais d’attente pour les prélèvements en hôpital ou en CLSC sont une préoccupation pour une bonne partie de la population active qui opte parfois pour des prélèvements en pharmacie pour éviter des pertes de temps de travail. Il y a aussi des patients à mobilité réduite, qui souhaitent faire les prélèvements près de chez eux. Grâce aux services d’infirmières en pharmacie (non rémunérées par l’état), ces services abordables sont possibles. Seulement voilà, le gouvernement semble souhaiter interdire le paiement de prélèvements en pharmacie et comme les infirmières ne peuvent travailler bénévolement, il y a fort à parier que le service en question va donc disparaître…
Ce ne serait pas un problème s’il y avait les investissements nécessaires pour favoriser un service avec peu d’attente au CLSC, mais coupure après coupure et avec la centralisation constante, c’est exactement l’inverse qui se profile. Les temps d’attente ne semblent pas être en voie de diminuer…
Si les prélèvements pour une trentaine de dollars en pharmacie seront probablement ainsi abolis, les prélèvements à trois cent dollars en laboratoire privé, eux, fleurirons étant donné le manque d’alternatives accessibles!
Difficile de comprendre le lien entre l’interdiction de facturer des prélèvements en pharmacie et la réglementation ciblant les frais accessoires. Un frais accessoire est par définition un frais supplémentaire accessoire à un service principal couvert par l’assurance santé. Le service de prélèvement en pharmacie serait accessoire à quoi exactement ?
Sous couvert de mettre un terme à certaines pratiques indésirables, on a réussi à glisser des mesures qui semblent favoriser certains groupes privés au détriment d’une classe moyenne entre l’arbre et l’écorce ou plutôt entre l’accès aux soins toujours plus difficile et ses obligations professionnelles et familiales…
Bref, encore une autre fausse bonne nouvelle…
C’est qu’il y en a eu plusieurs des fausses bonnes nouvelles dernièrement. Des annonces longtemps attendues en santé qui viennent à la dernière minute accompagnées de dispositions qui vont en sens contraire du but que l’on prétend rechercher.
En tant que pharmacienne, j’attendais la Loi 41 avec impatience. Consultations pour prescrire les vitamines prénatales ou le diclectin pour éviter les nausées chez les femmes enceintes, prescription d’antibiotiques dans certains cas, consultation voyage et bien d’autres consultations auxquelles la population a droit. Quelle ne fût pas ma déception de découvrir qu’au lieu que ces consultations qui désengorgent les cliniques soient accessibles via l’assurance santé, il a été décidé quelles devaient entrer dans la catégorie médicaments et donc être soumises aux paiements de franchises et coassurances!
L’incohérence semble profondément ancrée dans un système de santé qui veut transférer des actes comme l’anticoagulothérapie (coumadin) anciennement fait en hôpital vers les pharmacies mais refuse de couvrir de façon équitable les frais reliés à cet acte qui coûterait pourtant beaucoup plus cher en hôpital. Pourquoi le patient devrait-il payer pour ce service de santé? Pourquoi serait-ce au pharmacien de travailler quasi-bénévolement? On me parlera de dette, de courbes et l’on dira que je ne comprends pas. Je comprends toutefois que l’argent va là où l’on veut bien le mettre et que je ne vois aucune politique pour contrer les milliards en évasion fiscale.
Ces couvertures à deux vitesses ne sont-elles pas des brèches à l'universalité des soins? Une universalité en santé d'autant plus importante qu'elle justifie pourquoi la classe moyenne paie autant d'impôts.
Une désagréable sensation de m’être fait doublement avoir comme citoyenne et comme pharmacienne…
A l’ère des fausses bonnes nouvelles et du show-politique, peut-être devrions-nous prendre le temps d’analyser en profondeur les annonces politico-marketing dont on nous bombarde. Mieux encore, peut-être devrions-nous parler à notre voisine enseignante pour réellement saisir ce qui se passe en éducation, ou à l’infirmier dont l’enfant va à la même garderie que le vôtre. Faire un pas vers l’autre pour comprendre la réalité de ceux qui nous entourent…
 
 
Sarah Fizazi
Administratrice de Fédération des Pharmaciens du Québec (FPQ)

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Mot du président - Adhérez à la FPQ

Chères consœurs, chers confrères,
Je vous écris aujourd'hui pour vous sensibiliser à notre cause commune, celle de la protection de notre profession de pharmacien.
En effet, je suis personnellement impliqué dans l'organisation d'un regroupement de pharmaciens mettant le patient au cœur de ses préoccupations: la Fédération des pharmaciens du Québec (FPQ). L'inscription des pharmaciens au sein de la FPQ est sur une base volontaire et individuelle.
Notre slogan: "Unir nos forces pour mieux intervenir".
La FPQ a pour mission de promouvoir la profession tout en améliorant l'image du pharmacien auprès de la population. La FPQ est l'unique organisation qui a la possibilité de représenter l'ensemble des 10 000 pharmaciens et étudiants en pharmacie. Tous les pharmaciens, actifs ou non, provenant de tous les milieux de pratique, ont la possibilité d'être membres puisque que cette cause nous touche tous.
La direction de la FPQ est inscrite au registre des Lobbyistes du Québec. Les portes du monde politique s'ouvrent enfin à nous. Ainsi, dans l'intérêt du patient, une promotion plus efficace de notre message se verra transmise au sein de la population.
De plus, la FPQ souligne que l'optimisation de la santé et l'intérêt des patients doivent
être défendus avec vigueur. Nous croyons profondément qu'une telle défense est possible en faisant reconnaître l'importance du rôle primordial du pharmacien, dans l'échiquier de la santé, tout en lui assurant une rémunération à sa juste valeur.
Aussi, sachez qu'en devenant membre, vous joignez un regroupement de pharmaciens dotés d'une attitude non-conformiste.
L’attitude conformiste est souvent un obstacle à l'expression et à la créativité. Toutefois, ce qui nous unit c'est justement cette liberté d'être et ce, sans jugement. Cette pleine liberté d'expression, empreinte de non-conformisme, nous permettra d'atteindre vigoureusement nos objectifs communs.
En conclusion, grâce à votre appui à la noble cause qui nous unit, la FPQ soufflera une bouffée d'air frais sur notre profession. Ce vent de fraîcheur repoussera les barrières et obstacles, auxquelles nous avons l'habitude de faire face. Le rayonnement de notre profession prendra enfin place.
En effet, il est grand temps de conférer au pharmacien la place décisionnelle de choix dans l'amélioration de notre système de santé. Non seulement cette position nous revient de droit, mais il en va de la survie de notre profession.
Chers amis, je vous attends dans la Famille de la FPQ. Joignez vos forces aux nôtres afin de défendre cette profession qui nous est si chère et surtout, n'oubliez pas qu'il faut "Unir nos forces pour mieux intervenir!"
Veuillez recevoir, très chers collègues, mes salutations les plus distinguées,
Nicolas Bergeron, pharmacien
Président de la FPQ

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Comment sauver des milliards - 2e texte d'une série de 3

Comment sauver des MILLIARDS?

Des solutions à appliquer!

 En référence à l'article « Comment sauver des milliards? Votre pharmacien : votre sauveur! », le pharmacien peut grandement contribuer à  soutenir l'économie québécoise. En effet, en augmentant de façon minime le nombre de consultations quotidiennes que le pharmacien effectue, notamment sur les médicaments de vente libre, il pourra grandement permettre une réduction des coûts en soin de santé.

  Lors d'un sondage effectué à l'interne chez plus d'une centaine de membres de la Fédération des pharmaciens du Québec (FPQ), les données compilées révèlent une moyenne quotidienne d'environ 32 conseils par consultations sur les médicaments de vente libre en pharmacie. En augmentant quotidiennement d'aussi peu que de 5 à 10% (soit 2 consultations par jour) leur nombre de consultations  sur les MVL, les pharmaciens du Québec permettront de faire sauver annuellement à l'État près de 1 MILLIARD de dollars en coût de santé (en présumant que les personnes ayant consulté un pharmacien n'iront pas ensuite à l'urgence d'un hôpital).

 D'une part, il est primordial d'optimiser la performance du système de la santé tout en réduisant ses coûts. Une solution serait que  les instances au pouvoir mettent davantage à contribution l'expertise des pharmaciens en leur permettent d'accomplir davantage d'actes pharmaceutiques sous la loi 41. Ainsi, en mettant à profit le plein potentiel des connaissances des pharmaciens, les médecins se verraient alors grandement déchargés de consultations pouvant être déléguées. Il en résulterait donc sune disponibilité accrue des médecins pour les patients nécessitant obligatoirement une consultation médicale.

D'autre part, l'utilisation des pharmaciens en milieu hospitalier doit être repensée. Conjointement avec l'infirmière, le pharmacien de l'urgence d'un hôpital pourrait participer au triage des patients. Également, l'infirmière du triage devrait avoir la possibilité  de référé le patient soit au médecin de l'urgence, soit une au pharmacien de l’urgence (ou au pharmacien de garde durant la nuit). De plus, il est important de constater que plusieurs  hôpitaux ont fait le choix d'inclure le pharmacien à l'équipe de l'urgence.

En effet, il a été démontré que le pharmacien contribue grandement à l'amélioration des thérapies et du services aux usagers. ****1

Une autre solution serait que le gouvernement investisse davantage dans les pharmacies communautaires en y rendant disponible des infirmières.

Ce concept innovateur en pharmacie communautaire je n'est pourtant pas si nouveau. En effet, on retrouve déjà dans les GMF des infirmières travaillant au côtés des médecins.

À l'instar des GMF, il serait profitable de rendre disponible à la population québécoise des infirmières dans les pharmacies communautaires. Une telle mesure permettrait une réduction des consultations médicales pouvant être délégués et ainsi réduire les coûts inutiles en frais de santé.

 Les pharmacies sont ouvertes parfois plus de cent heures par semaine. Cela est autant d'heures durant lesquelles différentes  interventions pourraient être effectuées par les pharmaciens.

Ces interventions pourront mener  à la résolution d'une multitude de cas cliniques. Une telle mesure permettra de grandement réduire les coûts associé aux visite à l'urgence ou encore aux hospitalisations.

De plus, afin d'assurer une prise en charge plus globale et complète de la population québécoise, chaque pharmacie communautaire devrait être affiliée à un médecin généraliste ou une banque de médecins spécialistes selon un territoire donné.

Suite à la consultation auprès de l'équipe pharmacien-infirmiere de la pharmacie communautaire, le patient pourra si requis être référé au médecin.

Une telle mesure serait innovatrice. Elle permettrait une meilleure utilisation du praticien clinique tout en permettant une réduction notable des coûts reliés aux soins de santé.

 Également, à court ou moyen terme, l'équipe pharmacien-infirmiere communautaire pourrait éventuellement superviser les patients avec des maladies chroniques (hypertension, diabète, dyslipidémie, asthme, MPOC) considérées stables depuis plus de trois mois consécutifs. Une telle mesure permettrait une meilleure utilisation du pharmacien  et des infirmières, tout en déchargeant le médecin. Il est primordial de repenser à l'utilisation adéquate des différents praticiens de la santé. Il en résultera une meilleure accessibilité du médecin et une réduction notable des frais en soins de santé.

En somme, modifier les habitudes de consultations aux urgences pour les problèmes de santé mineurs (urgences mineures niveau 4 ou 5) devrait limiter grandement les dépenses en frais de santé. Le gouvernement devrait instaurer un règlement rendant obligatoire, pour tous les problèmes de santé mineurs,  la consultation du pharmacien. Le patient devrait donc obligatoirement consulter le pharmacien pour les situations suivantes:

- recevoir un médicament, conseil adapté au problème de  santé en cours

- recevoir une date de rendez-vous avec le médecin généraliste ou avec un des médecins spécialistes affilié  à la pharmacie

- recevoir une référence médicale pour pouvoir se rendre directement à la salle d'urgence de l'hôpital le plus près.

 En fait, il pourrait y avoir recommandation de consulter un pharmacien d’emblée pour tout problème de santé mineur suspecté. Le pharmacien pourrait alors suggérer le bon produit et prodiguer les conseils adaptés pour résoudre différents problèmes du patient. Par ailleurs, pour les patients requérant  d'être examiné par un médecin, alors le pharmacien remettrait une référence écrite  afin que l'usager obtienne un  passage prioritaire  dans une clinique de sans rendez-vous ou l'urgence d'un hôpital.

En conclusion, une réingénirie en profondeur de notre système de la santé doit naître.

Le contexte économique actuel conjugué à l'important problème d'accessibilité au médecin impose une réflexion quant à l'utilisation optimale et adéquate des différents praticiens. Pour le bénéfice de la population québécoise, il est primordiale de pleinement utiliser l'expertise du pharmacien.

Il en résultera une meilleure accessibilité des différentes ressources de santé, une réduction des coûts et ce, tout en respectant le libre-choix du patient.

Équipe de rédaction de la FPQ

 

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Comment sauver des milliards - 1er texte d'une série de 3

Comment sauver des MILLIARDS?

Votre pharmacien : votre sauveur !

Cet article a été écrit dans l'optique de trouver une solution, une vraie, pour notre système de santé... Une vraie solution ne ressemblant pas à celles qui nous ont été proposées, miroitées ou imposées au cours des dernières années, voir des dernières décennies au Québec. La recherche d'une telle solution nous emmène inévitablement à réfléchir différemment, hors de la boite habituelle; à réfléchir distinctement de la façon dont ont pensé tous les médecins qui ont été ministre de la santé lors de la dernière décennie. En bref, en tant que pharmaciens et gens d'affaires, nous avons pensé analyser certaines données publiques et voici le résultats de nos découvertes...

Il est d'ordre public, mais semble ne jamais avoir déjà été rapporté de la façon qui suit, que le coût estimé annuel au Québec pour les patients qui voient l'infirmière au triage dans une salle d'urgence d'un hôpital mais qui quittent sans avoir vu le médecin est exorbitant. Il est d'environ 75_000_000$. Les données les plus récentes du ministère montrent qu'environ 11,1% des gens, se présentant aux urgences, quitteront avant même d'avoir rencontré un médecin: ils auront vu une infirmière au triage mais quitteront prématurément car seront trop souvent découragés par la longueur du temps d'attente pour voir le médecin. AUSSI, certains patients avouent qu'ils consultent à l'urgence pour pouvoir recevoir l'avis d'un professionnel de la santé sur leur situation et donc, après s'être fait confirmé la non dangerosité de leur cas, ils se sentent assez sécurisés pour retourner à leur domicile. De plus, cette gigantesque somme ne tient pas en compte des heures perdues et des journées d'ouvrage manqués, non plus de la baisse de revenus des gens ni de la baisse de productivité de notre société. Aussi, que dire des coûts de stationnement défrayés inutilement ... encore probablement d'autres centaines de milliers de dollars dépensés sans utilité aucune. Ces informations peuvent être déduites et calculées à partir des données suivantes :

- MSSS 2014-2015= 378 058 personnes ayant quitté la salle d'urgence AVANT d'avoir vu un médecin. Le total des consultations durant une période de un an entre 2014-2015 s'élève à un peu plus de 3 405 000 consultations ***1

- Coût du système pour une rencontre avec l' infirmière au triage dans un hôpital au Quebec est de 200$. ***2

- Coût estimé pour une seule rencontre avec un médecin SANS aucune intervention ou examens à passer est passé de 400$ en 2013 ***2 à plus ou moins 497,47$ en 2016. De plus, il est à noter que " Tous ces tarifs excluent les honoraires professionnels des médecins traitants". ***3

De plus, lorsque l'on regarde les données de 2012-2013, on apprend que des 3 423 238 visites annuelles aux urgences, près du 2/3 (soit 61,2%) le sont pour des urgences de niveaux 4 et 5, soient des urgences "moins urgentes" ou "non urgentes". ***4 Pour expliquer cette tendance, certains diront que le problème majeur est celui du manque d'accessibilité aux médecins de famille et que par conséquent, la population va dans les salles d'urgence. D'autres analystes avancent également ce fait, le reliant à l'offre insuffisante des cliniques de Sans-Rendez-Vous, devant supposément faciliter la consultation rapide d'un médecin En fait, des données de 2010-2011 montrent que 74% des personnes consultant les urgences pour des problèmes qu'eux-mêmes considèrent non urgents, le font car ils  arrivent pas à trouver une clinique  Sans-Rendez-Vous qui est ouverte et qui a un médecin pouvant les recevoir. ****** 5De plus, permettez moi de vous rappeler que malgré toutes ses bonnes idées, intentions et impositions de règlements et de lois, le ministre Barrette n'a pas réussi à améliorer grand chose dans l'accessibilité aux soins durant les deux dernières années.

Pour information, dans les raisons de consultations pour des niveaux 4 ou 5, nous pouvons citer en exemple: une réaction allergique mineure, une brûlure mineure, un mal de tête NON migraineux, un rhume, un épisode de constipation, des hémorroïdes, une grippe, une douleur menstruelle, une gastro-entérite ou une infection urinaire. ***6 ***7 ***8.

Sur un autre terrain, il est connu que, lorsqu'un pharmacien travaille aux urgences d'un hôpital, cela aide grandement à régler bon nombre des urgences mineures qui s'y présentent. Donc, chaque cas réglé par un pharmacien évite le besoin de triage et de consultation médicale entraînant ainsi une réduction des dépenses en santé.

Aussi, il est logique de penser que certains cas des 11% quittant prématurément les urgences nécessitent réellement une consultation médicale et qu'alors, des conséquences et problèmes de santé s'aggravant ainsi que des conclusions catastrophiques voire mortelles doivent arriver parfois. Quoi conclure d'autre que cela a assurément un coût pour notre société: un coût monétaire mais aussi un coût humain! En toute objectivité, en sommes-nous déjà rendu là? Devons-nous être confortables avec l'idée que cela se passe de la sorte et qu'ainsi soit-il? Pouvons-nous espérer des changements? À cela, la Fédération des pharmaciens du Québec propose une idée très simple: transférer le premier triage des urgences mineures en pharmacie.

En effet, les pharmaciens en officine font déjà plusieurs dizaines de consultations à tous les jours pour recommander à leur clients la sélection et l'utilisation adéquate des médicaments de vente libre (MVL) en lien avec leur problème de santé. Certaines pharmacies plus occupées font à chaque jour au-delà d'une centaine de ce type de consultations. En pharmacie, une multitude de problèmes de santé peuvent être traités sans nécessiter le besoin de voir un médecin: blessures mineures, problèmes mineurs de peau, verrue plantaire, cors et callosités, diarrhée, constipation, acné, hémorroïdes, rhume et grippe, insomnie, douleurs de presque toutes sortes, fièvre, besoin en vitamine ou arthrose... et j'en passe! Calculons maintenant combien d'argent pourrait-on sauver en consultant davantage les pharmaciens du Québec ... ou prenons à l'inverse combien de consultations seraient à transférer quotidiennement  de la salle d'urgence vers la pharmacie pour sauver disons, 1_000_000_000$ - UN MILLIARD par année? Cela demanderait qu'environ 65% des urgences mineures de niveau de triage 4 ou 5 soit transférées annuellement en pharmacie. En somme, une autre façon plus simple de voir ces données serait de dire que pour environ 2 consultations PAR jour PAR pharmacie pour des urgences mineurs, alors que si ces 2 consultations passaient de l'urgence vers la pharmacie du coin, alors que les contribuables québécois sauverait 1_000_000_000$ par année et ce, en plus d'avoir un service plus rapide, de sauver de l'argent pour le stationnement, de manquer moins de jours à l'ouvrage, d'avoir un service à plus grande proximité géographique du lieu du domicile tout ça en obtenant le traitement et les conseils adéquats.

Aussi, les efforts faits par les différentes professions de la santé lors des dernières années l'ont été pour trouver comment améliorer l'accessibilité des soins. En ce qui concerne les pharmaciens, cela s'applique en surplus du fait que les pharmaciens semblent être les seuls pouvant aider à diminuer grandement les dépenses du gouvernement en santé.

Pour finir, les pharmaciens subissent déjà depuis plus d'un an et demi des diminutions de revenus avec les coupures que le ministre Barrette leur à imposées. Selon ce qui transparait des dires et agissements du gouvernement, d'autres lois et règlements ayant le même genre d'impact seraient à venir. Quoi penser en voyant le ministre Barrette continuer de s'acharner à diminuer ce que le ministère verse aux pharmaciens en honoraires c'est-à-dire moins de 1% du total des dépenses en santé? Sacher aussi qu'à nouveau dans le marché, les pharmaciens craignent avec raison de devoir faire d'autres compressions d'heures et de personnels en pharmacie. Cela aurait comme conséquence de compresser le volume de travail à faire et ainsi, diminuerait assurément la disponibilité du pharmacien. Donc, en plus qu'il ne serait alors plus possible de sauver à l'état des centaines de millions de dollars annuellement en augmentant le nombre de consultations faites pour des problèmes de santé, nous verrions apparaître probablement l'effet pervers suivant : les clients demandant conseil en pharmacie pourraient se décourager du plus long temps d'attente et alors pourraient décider de se choisir eux-mêmes sur tablette des médicaments de ventes libres. Pire encore au niveau des finances publiques, ils pourraient choisir d'aller consulter un médecin à l'urgence à l'hôpital. Gardons en tête que déjà au Quebec, une des raisons majeures d'hospitalisation est la mauvaise utilisation des médicaments et que cette même donnée se dégraderait logiquement davantage s'il y avait encore d'autres coupures en pharmacie. Aussi, que dire des coûts supplémentaires si jamais 2 ou 4 des quelques 30 à 100 consultations par jour en pharmacie pour achat d'un MVL décidaient d'aller à l'urgence d'un hôpital? Les dépenses supplémentaires du gouvernement pour le fonctionnement des salles d'urgences s'élèveraient annuellement alors de 1-2 MILLIARDS dollars...

En conclusion, le gouvernement à plus que TOUT à gagner à s'asseoir RÉELLEMENT avec les instances des pharmaciens pour ainsi utiliser le seul levier stratégique et économique disponible et prêt depuis hier dans le système de santé pour sauver des coûts gigantesques et sauver du coup, le système public au Québec.

Nicolas Bergeron

Président de la FPQ

 

Références :

 

***1 . Journal de Montréal

HÉLOÏSE ARCHAMBAULT

Mercredi, 13 mai 2015

Urgences: Les patients tellement tannés d'attendre qu'ils quittent sans voir un médecin

Plus d’un Québécois sur 10 quitte l’urgence de l’hôpital, exaspéré, avant d’avoir vu un médecin

***2 . Reportage de TVA Nouvelles

Publié le 25 février 2013 à 15 h 45

Auteur : Stéphane Tremblay

L’urgence du Centre hospitalier de Rivière-du-Loup déborde encore. Savez-vous combien coûte chaque patient à la société pour être admis et consulter un médecin à l’urgence? Des frais qui sont évidemment remboursés par la Régie de l’assurance-maladie du Québec à moins de ne pas avoir sa carte soleil.

Chaque fois qu’une personne franchit les portes d’une urgence au Québec ça coûte 200$ uniquement pour son inscription.

***3. http://www.hscm.ca/…/…/votre-arrivee/frais-dhospitalisation/

CISSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal

Frais d'hospitalisation

Le régime québécois d'assurance hospitalisation pour les résidents

***4. Rapport du Commissaire a la Santé et au Bien-Être : Les Urgences au Quebec: évolution de 2003-2004 à 2012-2013.

***5. Institut de la Statistique du Québec. Enquête québécoise sur l'expérience de soins 2010-2011. L'hospitalisation et la consultation d'un médecin à l'urgence d'un hôpital : regard sur l'expérience vécue par les québécois. Volume 4. Tableau A2.

***6. ÉTG: L'échelle canadienne de triage & de gravité pour les départements d'urgence. Version datée du 17 decembre 1998.

***7. Attente à l'urgence: ce que vous devez savoir. / Protecteur du Citoyen

21 decembre 2015.

***8. Triage aux urgences / CHU de Québec-Université Laval.

Actualités - Vignette

Retour de la FPQ sur les Frais Accessoires

Retour de la FPQ sur les 

Clarifications obtenues du MSSS sur les frais accessoires

 

 

25 janvier 2017 - Revenons un peu sur les informations que vient d'apporter le ministère de la santé concernant les questions posées par l'AQPP sur ce qui peut être facturé ou non en pharmacie aux patients.

 

Nous croyons à la FPQ que c'est une erreur que de penser que la majorité des points soulevés dans la demande de clarification du 16 janvier a trouvé une réponse favorable au bénéfice de nos patients. En effet, est-ce vraiment un bénéfice favorable que de devoir continuer de demander des montants d'argent à nos patients pour payer ce qui devrait être complètement gratuit car déjà pris en charge à 100% dans notre système de santé? Nous croyons ici que le problème est carrément pris à l'envers par les instances gouvernementales! 

 

Les mêmes services utilisables en pharmacie devraient en fait être gratuits et couverts à 100% par la Régie de l'Assurance MALADIE du Québec car les gens reçoivent alors un soin ou service équivalent à celui reçu en établissement de santé.

 

 

Selon le ministère, 

 

 

Certains autres services offerts en pharmacie ne devraient-ils pas aussi être couverts à 100% par le gouvernement? Par exemple, l'infirmière travaillant à ma pharmacie quelques heures par semaine doit très bien savoir comment injecter les vaccins fournis par la Santé Publique car régulièrement, elle exécute cette même tâche à l'hôpital où elle travaille aussi... Prenons l'exemple d'une mère et ses enfants ne pouvant que se présenter  le soir à la pharmacie: le fait de recevoir leurs vaccins de soir évite à la maman de devoir manquer du travail et aux enfants, de devoir manquer des journées d'écoles. Tout le monde est gagnant et même le gouvernement qui alors n'aurait pas à gérer un employé, à s'occuper de stocks de vaccins à réfrigérer et à voir les centrales de rendez-vous encore surchargées. Le gouvernement devrait réaliser que cette façon de faire  entraînerait une meilleure disponibilité des soins et une plus grande accessibilité pour tous dans le système. Bref, si la gratuité du service de l'infirmière était une pratique courante en pharmacie, nous sommes convaincus des répercussions positives que cela aurait sur notre société.

 

 

Plusieurs autres services infirmiers offerts en pharmacie comme les changements de pansement, le soin des plaies et le nettoyage d’oreilles ne devraient-ils pas aussi être remboursés? En effet, le gouvernement paie déjà les mêmes soins... offerts aux mêmes gens... par les mêmes infirmières dans le système public. Alors, pourquoi ne les paierait-il pas s'ils étaient offerts dans un autre local?

 

 

Aussi, le ministère nous empêchera de charger pour les tests effectués lors de la prise en charge de l’ajustement de la dose d’un médicament, mais l'autorisera pour l'anti-coagulotherapie : cela ne devrait-il pas être la même règle qui s'applique pour des situations similaires ?

 

Le jour où nous aurons en pharmacie la majorité du temps pour les maladies chroniques les cibles à atteindre pour nos patients, cela nous prendra combien de minutes/heures par semaine pour effectuer les contrôles de prise de tension dans le cadre du suivi de l’hypertension, de location du MAPA avec installation faite par l'infirmière ou le pharmacien?

 

À combien cela nous reviendra-t-il d'effectuer les tests de glycémie dans le cadre de la prise en charge du suivi du diabète ainsi que les tests d'HbA1c? 

 

Les tests effectués en pharmacie dans le cadre de la prise en charge de la dyslipidémie sont dorénavant aussi efficaces en pharmacie que ceux effectués via des prises de sang faites à l'hôpital et ce, à de moindres coûts... Pourquoi le gouvernement n'encouragerait-il pas cette façon de faire plus rapide, moins coûteuse, plus accessible, plus interventionniste, très souvent plus appréciée des patients et surtout, tout aussi valable pour la santé des gens ?

 

 

Via les actes de la Loi41, le pharmacien a la possibilité de prescrire différents analyses et de référer le patient vers le système public ou les laboratoires privés: est-ce ces derniers qui bénéficieront d'un réel déferlement de patients qui atterriront dans leur clinique pour se faire tester à coup de tarifs exorbitants? Est-ce la façon de faire du gouvernement de protéger l'accessibilité et la gratuité aux soins de santé publics?

 

 

Frais administratifs

 

Dernier point qui retient mon attention, le gouvernement veut empêcher les frais administratifs que représentent certaines tâches non pharmaceutiques effectuées par les pharmaciens suite aux demandes toujours grandissantes des patients: des copies de dossier, des photocopies de différents matériel, des envoies de télécopies aux médecins pour demande de represcription pour fin de dispensation d’une ordonnance, etc. Est-ce que vous vous êtes demandé si, selon ce même règlement,  les médecins continueront de remplir des formulaires d'assurances privées sans avoir le droit de facturer ? Quant aux hôpitaux, continueront-ils à imprimer sur demande des dossiers patients complets s'ils n'ont plus le droit de  charger des frais pour s'exécuter?

 

 

Demandons-nous collectivement si le nouveau règlement du ministre Barrette, faisant suite aux demandes du gouvernement fédéral, nous permet de parler de bénéfices patients ou plutôt ne devrions-nous pas parler  d'un autre règlement entraînant un état grandissant de vulnérabilité patient?

 

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